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Le Cnam pour les étudiants devant travailler pour financer leurs études

Comme la moitié des étudiants français, Hilarie Le Pan doit travailler pour financer ses études. Au milieu de son parcours universitaire, elle a décidé d’intégrer le Cnam Bretagne. Un choix lui permettant de poursuivre son cursus universitaire dans les meilleures conditions.

 

Pourquoi vous êtes-vous orientée vers le Cnam après deux années d’université ?
Je préparais une licence Économie et Gestion à l’Université de Bretagne sud. En parallèle, j’avais deux emplois de serveuse en restauration. Mais je ne pouvais pas faire assez d’heures et c’est devenu très compliqué financièrement. Un ami de l’université m’a parlé du Cnam et de son côté pratique pour les étudiants devant travailler pour financer leurs études.

 

Il s’agit donc d’abord de raisons financières ?
Pas uniquement. Il y avait également le fait que le Cnam proposait une continuité à ma licence sans avoir à recommencer un parcours, en suivant des cours de manière sérieuse et rigoureuse. Je me suis donc inscrite en troisième année de la licence Gestion des organisations du Cnam.

 

Comment vous êtes-vous intégrée ?
C’était un peu surprenant au départ car, à mon âge, j’étais encore dans les modèles d’enseignement de l’université, avec des élèves de mon âge... Et il n’est pas toujours évident de comprendre le fonctionnement des unités d’enseignement, lesquelles choisir, dans quel ordre… Mais les conseillers du Cnam prennent le temps de nous orienter. Leur accompagnement, ainsi que celui des enseignants, est très efficace ; j’ai rapidement pris de bonnes habitudes.

 

Votre façon de travailler au Cnam est-elle différente de l’université ?
J’ai gagné en autonomie et je prends davantage d’initiatives, alors qu’à l’université, je me serais contentée de suivre ce qu’on me demandait. Ce n’est pas toujours simple d’étudier après une journée de travail, mais l’organisation est plus souple. Si je n’ai pas le temps de travailler deux ou trois journées ou si je n’assiste pas à une webconférence, je n’ai pas mille justifications à donner aux enseignants. Ce que j’apprécie beaucoup au Cnam c’est que nous sommes avant tout considérés comme des adultes, des adultes en activité et non comme des étudiants semi-adolescents qu’on force à faire leurs devoirs pour obtenir un diplôme.

 

Cela se traduit-il dans le contenu des cours ?
Je constate que les cours sont davantage axés sur les applications de terrain. Ils sont moins linéaires qu’à l’université et on sent bien qu’ils s’adressent davantage à des adultes. Je dois réaliser un stage pour valider ma licence et, même là, le Cnam est plus exigeant sur l’aspect professionnalisant. Plus exigeant sur la qualité du stage, sur les connaissances et savoir-faire que nous pouvons y mettre en application. On n’y va pas pour faire des photocopies et cela représente une forme de garantie pour nous.

 

Quel bilan tirez-vous ?
Pour les étudiants qui ont parfois envie d’abandonner leurs études faute de moyens, c’est une excellente solution si on a de la motivation. J’ai financé mes cours en partie avec mon CPF et en partie avec un échelonnement des paiements, grâce aussi aux tarifs du Cnam. C’est assez souple et accessible pour des étudiants comme moi. Cela donne la chance d’avoir accès à des études et à un diplôme national d’aussi bonne qualité qu’à l’université.

 

Propos recueillis par Véronique Rolland, journaliste.

Posté le 11/01/2022