Face à l’explosion des menaces cyber, comment devenir l’expert dont les entreprises ont besoin ?
Aujourd'hui, la question pour une organisation n’est plus de savoir si elle sera attaquée, mais quand elle le sera. L’ANSSI est formelle : la gestion d’une crise cyber ne s’improvise pas et concerne désormais autant les dirigeants que les fonctions métiers. Alors que la menace se complexifie, le besoin de professionnels qualifiés devient une urgence nationale et internationale.
Un panorama des cybermenaces sous haute tension
Le paysage de la menace informatique en France connaît une accélération sans précédent. Selon le panorama 2024 de l’ANSSI, 4 386 événements de sécurité ont été traités en un an, soit une hausse de 15 %.
La persistance des rançongiciels (Ransomwares)
Les attaques par rançongiciels restent une menace majeure, avec une augmentation fulgurante de 112 % par rapport à 2022. selon une étude de l'OPIIEC (rapport public 2025). Elles ciblent prioritairement les PME, les collectivités territoriales et les établissements d’enseignement. Un point crucial : payer la rançon n’est jamais une stratégie fiable. Les statistiques montrent que 33 % des entreprises ayant payé subissent une nouvelle attaque, et seules 8 % parviennent à récupérer l'intégralité de leurs données.
L’essor des attaques DDoS et le rôle de l'IA
Les attaques par déni de service (DDoS) ont doublé entre 2023 et 2024, portées par des contextes de déstabilisation géopolitique. Aujourd'hui, 90 % de ces attaques seraient appuyées par des outils d’intelligence artificielle, ce qui augmente considérablement leur efficacité et leur automatisation. Si l'IA n'est pas encore un "pilote autonome" pour les cyberattaques, elle agit comme un puissant accélérateur pour le phishing (hameçonnage), les deepfakes et la création de codes malveillants.
Un impact économique lourd et une pénurie de talents
Le coût d'une cyberattaque est dévastateur. En France, IBM indique qu'en 2024, le coût moyen d'une violation de données s'élève à 3,85 millions d'euros. Au-delà de la perte financière, c'est la survie même des organisations qui est en jeu.
Pourtant, face à ces enjeux, les entreprises font face à un mur : 71 % d'entre elles déclarent souffrir d'une pénurie de compétences. Au niveau mondial, on estime que plus de 4,7 millions de postes de professionnels en cybersécurité ne sont pas pourvus.
La réponse : le Master Sécurité informatique du Cnam Bretagne
Pour combler ce fossé, le Master Sécurité informatique, cybersécurité et cybermenaces du Cnam Bretagne propose une formation adaptée aux enjeux. Son approche est pragmatique : comprendre la posture de l’attaquant pour savoir comment se défendre.
Le programme couvre l'intégralité du cycle de sécurité dont les organisations ont besoin :
• Ingénierie sociale et OSINT pour anticiper les manipulations.
• Hacking réseau et détection pour identifier les vulnérabilités et les intrusions.
• Audit et pilotage de la sécurité pour assurer la gouvernance.
• Réaction à une attaque et analyse post-incident pour limiter les dommages.
Cette formation prépare à des métiers clés tels qu'Expert cybersécurité, Responsable de la Sécurité des Systèmes d'Information (RSSI), ou encore Consultant SI.
Pourquoi se spécialiser maintenant ?
Le secteur de la cybersécurité affiche une croissance soutenue pouvant atteindre 15 % par an. Au-delà de la menace technique, c'est le cadre réglementaire qui transforme le marché. Avec l'entrée en vigueur de directives comme NIS2, le RGPD ou DORA, la cybersécurité est devenue une exigence organisationnelle stricte imposant une traçabilité et une gestion de crise rigoureuses.
Vous souhaitez devenir un acteur clé de la protection numérique ? Découvrez le programme complet et les modalités d'admission du Master du Cnam Bretagne.
Posté le 12/02/2026